Endless Pleasure

Barbara Hendricks

Soprano

Magnus Lindgren Quartet

Magnus Lindgren, saxophone, clarinette, flûte

Mathias Algotsson, piano, orgue

Fredrik Jonsson, contrebasse

Jonas Holgersson, batterie

Programme

  • 1 Lady Sings the Blues (Holiday / Nichols)
  • 2 Tell Me More and More (And Then Some) (Holiday)
  • 3 Trouble in Mind (Jones)
  • 4 Don't Explain (Holiday, Herzog)
  • 5 My Man (Willemetz, Charles / Yvain)
  • 6 You've Been a Good Old Wagon (Henry)
  • 7 God Bless the Child (Herzog, Holiday)
  • 8 What a Little Moonlight Can Do instr. (Woods)
  • 9 Billie's Blues I Love my Man (Holiday)
  • 10 Mood Indigo (Ellington, Mills, Bigard)
  • 11 Downhearted Blues (Austin / Hunter)
  • 12 Allhelgonablues instr. (Algotsson)
  • 13 Strange Fruit (Allan)

Informations techniques

Durée totale : 56’50

CD Livre 60 pages, couverture cartonnée

Textes en français et anglais, photos et illustrations originales

Enregistré en 2008

Sortie commerciale : 01/09/2008

Référence : ARV-005

Code barre : 54250019971052

Barbara Sings the Blues

Billie Holiday — Bessie Smith — Duke Ellington

20
BARBARA SINGS THE BLUES-----------BARBARA SINGS THE BLUES

Les premiers chants de Barbara Hendricks, fille de pasteur de l'Arkansas, furent des negro spirituals. Cette musique populaire des esclaves américains qui, malgré sa forme d'expression limitée (pas de danse, pas de percussions), permettait aux gens de partager leurs souffrances, leurs joies et leurs espoirs de liberté, a ensuite évolué vers le gospel, le blues, le jazz et la musique populaire d'aujourd'hui. Aux origines du blues, il y a donc l'esclavage et ces cris des champs dans le sud des Etats-Unis où les noirs étaient traités non comme des êtres humains mais comme des machines à exploiter le coton.

Dans cet enregistrement, c'est précisément au blues que Barbara Hendricks se consacre. Dans le blues, sa voix est comme un grand vin. Elle mûrit, s'enrichit de couleurs somptueuses, de rondeur et de chaleur. Elle chante le blues des femmes faibles ou fortes, des femmes dignes, des femmes qui se révoltent ou que l'amour soumet, mais toujours prêtes à pardonner, prêtes à aimer à nouveau. Dans le blues, il y a la souffrance, mais aussi l'humour et l'espoir.

Parmi les bijoux de cet album : le swinguant You've Been a Good Old Wagon et le très célèbre Downhearted Blues, deux chansons de Bessie Smith, surnommée « l'Impératrice du blues ». Également un des grands standards du jazz, Mood Indigo de Duke Ellington, dont le titre original n'est autre que… Dreamy Blues. Parmi les chansons de Billie Holiday, Lady Sings The Blues, Don't Explain, My Man, God Bless the Child ou l'extraordinaire Billie's Blues. L'album se termine avec Stange Fruit, premier « protest song » qui parle ouvertement du lynchage des noirs ; une chanson dure, dramatique, et emblématique de Billie avec laquelle « Lady Day » terminait toujours ses tours de chant.

A écouter Barbara Hendricks chanter le blues, on retrouve le sentiment de joie, de liberté et de souplesse qui caractérise toutes ses interprétations. Billie, Bessie, le Duke sont considérés comme les égaux de Mozart, Poulenc ou Stravinsky, ils sont chantés avec le même amour, avec le même respect. La palette de son interprétation et l'infinie richesse de son expression musicale sont encore magnifiées ici par la modernité et l'inventivité de la collaboration avec le Magnus Lindgen Quartet. Ce disque tant attendu, au swing irrésistible, foisonne de trouvailles, nous charme et nous surprend par son originalité.